Selon l'association, les distributeurs ont continué à augmenter leurs marges malgré les engagements pris en novembre auprès de Bercy.
Malgré les engagements pris en novembre auprès de Bercy, les distributeurs de carburant ont continué à augmenter leur marge, a dénoncé, mercredi 16 janvier, l'UFC-Que Choisir dans un communiqué.
Christine Lagarde leur avait demandé le 10 novembre de tenir leur marge et avait dû réitérer sa demande le 6 janvier, rappelle l'organisation. "Depuis cette intervention de la ministre, nous constatons que les marges de distribution n'ont pas diminué mais, au contraire, qu'elles ont de nouveau augmenté de plus de deux centimes!"
De 7 à 11,8 centimes
Citant le relevé de l'Union française des industries pétrolières (UFIP), l'UFC-Que Choisir note que la marge de distribution sur le gazole est passée de 7 centimes en octobre, à 9,2 centimes en décembre et 11,8 centimes sur les relevés des 7 et 14 janvier 2008.
Quant à la marge sur l'essence, elle est passée de 7 centimes en octobre à 8,8 centimes en décembre et 12,1 centimes pour les 7 et 14 janvier. "En outre, il apparaît que les hausses de marges ont aussi touché le fioul domestique", poursuit l'association. La marge sur ce produit est ainsi passée de 8,9 centimes en octobre à 13,9 centimes sur les relevés des 7 et 14 janvier.
L'UFC-Que Choisir plaide pour que les distributeurs de produits pétroliers abaissent "immédiatement de quatre centimes leur marge pour simplement revenir aux niveaux pratiqués ces dernières années". (AP)
mercredi 23 janvier 2008
lundi 21 janvier 2008
GM marche au foin
GM et Costaka alliés autour de la biomasse
Le constructeur américain passe du politiquement correct au technologiquement correct en s'appropriant le brevet d'une technique révolutionnaire de production d'éthanol à partir de la biomasse. Ce faisant, il offre à ce biocarburant un avenir industriel.
C'est sans doute la révélation de ce Salon. General Motors investit massivement dans une toute jeune entreprise américaine baptisée Costaka Incorporated.
Pour un montant tenu secret, GM s'assure ainsi les droits sur une technologie révolutionnaire de production d'éthanol à partir de la biomasse. Autrement dit, à partir de déchets végétaux et plus seulement du fruit de la plante.
La biomasse constitue le Saint Graal pour de nombreux chercheurs impliqués en Europe, aux Etats-Unis et au Brésil. Ce procédé à l'étude depuis les années cinquante consiste à doper les micro organismes actifs dans la décomposition des végétaux et dans la production du sucre converti ensuite en alcool. Objectif : accélérer le mouvement tout en allongeant sensiblement leur espérance de vie.
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Costaka Inc. serait parvenu à ce résultat à partir d'un organisme génétiquement modifié. L'entreprise pourrait ainsi produire de l'alcool à partir de déchets végétaux, mais aussi des ordures ménagères, de pneus usagés et de résidus industriels !
Un procédé sept fois moins énergivore
Les responsables de Costaka annoncent un rendement tout simplement spectaculaire. Ils prétendent pouvoir produire 3,6 litres d'alcool (l'équivalent d'un US gallon) pour moins d'un dollar. Un coût inférieur de moitié à celui du supercarburant distribué aux Etats-Unis !
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Si l'on en croit les conclusions du laboratoire indépendant Argonne National Laboratory citées par GM, le rendement du procédé atteindrait 7,7 unités d'énergie pour chaque unité d'énergie consommée. De quoi réduire de 84% les émissions de CO2 par rapport à un carburant classique (du puits à la roue).
Le pari de l'éthanol carburant
Difficile pour l'heure de vérifier de quelque manière que ce soit ces prétentions. Mais le moins que l'on puisse dire est que l'enthousiasme du patron de GM Rick Wagoner est contagieux.
Ce dernier reste convaincu qu'il s'agit de la meilleure alternative au tout pétrole : "Le fruit des recherches de Coskata assure à nos yeux la viabilité économique du bioéthanol. Il garantit la réduction de notre dépendance énergétique."
"Nous sommes persuadés que l'éthanol employé comme carburant et pas seulement en tant qu'additif constitue la meilleure alternative à moyen terme. Il s'agit d'un carburant renouvelable, qui diminue sensiblement les emissions de CO2. Et sa production peut démarrer rapidement," ajoute-t-il.
Au cours d'une conférence de presse tenue ce jour sur le stand GM au Salon de Detroit, R. Wagoner a annoncé qu'une usine pilote ouvrirait ses portes d'ici la fin de l'année 2008. Objectif pour 2011 : produire annuellement quelque 180 à 360 millions de litres d'éthanol. De quoi assurer le fonctionnement d'une fraction du parc automobile avec un mélange à forte proportion d'éthanol (généralement à 85%).
Le constructeur américain est loin de faire figure de nouveau venu : près de 3,5 millions de voitures portant l'un quelconque de ses blasons roulent aujourd'hui sur un mélange d'alcool et d'essence. Principalement au Brésil où le gouvernement soutient l'alcool de canne à sucre et a pris le parti de distribuer de l'alcool pur, ou E100.
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Sur le marché américain, GM s'est déjà engagé à porter ses capacités de production de véhicules Flex Fuel (ou multi carburants, en français) de 400.000 à 800.000 exemplaires par an en 2010. Deux ans plus tard, la moitié au moins des modèles de son catalogue devront pouvoir carburer insensiblement au super comme à l'éthanol.
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Ménager la chèvre et le chou
Un tel entrain s'explique en partie par la volonté de GM de proposer une réponse pratique aux exigences parfois contradictoires de sa clientèle.
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Le groupe aborde en effet une phase délicate qui verra s'opposer la frange des automobilistes américains restés attachés au confort que procure un gros véhicule de loisir et ceux qui, à l'opposé, feront l'effort de se convertir à des véhicules moins encombrant, plus légers et plus sobres (lire notre Dossier).
Le bioéthanol permettra de réconcilier à bon compte ces exigences en réduisant sinon l'appétit, du moins les émissions de CO2 des fortes cylindrées. GM pourra ainsi se permettre la plus belle des promesses : faites un petit geste pour l'environnement sans rien changer à vos habitudes ! A se demander qui, du constructeur ou du client mange le plus de foin...
Le constructeur américain passe du politiquement correct au technologiquement correct en s'appropriant le brevet d'une technique révolutionnaire de production d'éthanol à partir de la biomasse. Ce faisant, il offre à ce biocarburant un avenir industriel.
C'est sans doute la révélation de ce Salon. General Motors investit massivement dans une toute jeune entreprise américaine baptisée Costaka Incorporated.
Pour un montant tenu secret, GM s'assure ainsi les droits sur une technologie révolutionnaire de production d'éthanol à partir de la biomasse. Autrement dit, à partir de déchets végétaux et plus seulement du fruit de la plante.
La biomasse constitue le Saint Graal pour de nombreux chercheurs impliqués en Europe, aux Etats-Unis et au Brésil. Ce procédé à l'étude depuis les années cinquante consiste à doper les micro organismes actifs dans la décomposition des végétaux et dans la production du sucre converti ensuite en alcool. Objectif : accélérer le mouvement tout en allongeant sensiblement leur espérance de vie.
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Costaka Inc. serait parvenu à ce résultat à partir d'un organisme génétiquement modifié. L'entreprise pourrait ainsi produire de l'alcool à partir de déchets végétaux, mais aussi des ordures ménagères, de pneus usagés et de résidus industriels !
Un procédé sept fois moins énergivore
Les responsables de Costaka annoncent un rendement tout simplement spectaculaire. Ils prétendent pouvoir produire 3,6 litres d'alcool (l'équivalent d'un US gallon) pour moins d'un dollar. Un coût inférieur de moitié à celui du supercarburant distribué aux Etats-Unis !
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Si l'on en croit les conclusions du laboratoire indépendant Argonne National Laboratory citées par GM, le rendement du procédé atteindrait 7,7 unités d'énergie pour chaque unité d'énergie consommée. De quoi réduire de 84% les émissions de CO2 par rapport à un carburant classique (du puits à la roue).
Le pari de l'éthanol carburant
Difficile pour l'heure de vérifier de quelque manière que ce soit ces prétentions. Mais le moins que l'on puisse dire est que l'enthousiasme du patron de GM Rick Wagoner est contagieux.
Ce dernier reste convaincu qu'il s'agit de la meilleure alternative au tout pétrole : "Le fruit des recherches de Coskata assure à nos yeux la viabilité économique du bioéthanol. Il garantit la réduction de notre dépendance énergétique."
"Nous sommes persuadés que l'éthanol employé comme carburant et pas seulement en tant qu'additif constitue la meilleure alternative à moyen terme. Il s'agit d'un carburant renouvelable, qui diminue sensiblement les emissions de CO2. Et sa production peut démarrer rapidement," ajoute-t-il.
Au cours d'une conférence de presse tenue ce jour sur le stand GM au Salon de Detroit, R. Wagoner a annoncé qu'une usine pilote ouvrirait ses portes d'ici la fin de l'année 2008. Objectif pour 2011 : produire annuellement quelque 180 à 360 millions de litres d'éthanol. De quoi assurer le fonctionnement d'une fraction du parc automobile avec un mélange à forte proportion d'éthanol (généralement à 85%).
Le constructeur américain est loin de faire figure de nouveau venu : près de 3,5 millions de voitures portant l'un quelconque de ses blasons roulent aujourd'hui sur un mélange d'alcool et d'essence. Principalement au Brésil où le gouvernement soutient l'alcool de canne à sucre et a pris le parti de distribuer de l'alcool pur, ou E100.
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Sur le marché américain, GM s'est déjà engagé à porter ses capacités de production de véhicules Flex Fuel (ou multi carburants, en français) de 400.000 à 800.000 exemplaires par an en 2010. Deux ans plus tard, la moitié au moins des modèles de son catalogue devront pouvoir carburer insensiblement au super comme à l'éthanol.
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Ménager la chèvre et le chou
Un tel entrain s'explique en partie par la volonté de GM de proposer une réponse pratique aux exigences parfois contradictoires de sa clientèle.
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Le groupe aborde en effet une phase délicate qui verra s'opposer la frange des automobilistes américains restés attachés au confort que procure un gros véhicule de loisir et ceux qui, à l'opposé, feront l'effort de se convertir à des véhicules moins encombrant, plus légers et plus sobres (lire notre Dossier).
Le bioéthanol permettra de réconcilier à bon compte ces exigences en réduisant sinon l'appétit, du moins les émissions de CO2 des fortes cylindrées. GM pourra ainsi se permettre la plus belle des promesses : faites un petit geste pour l'environnement sans rien changer à vos habitudes ! A se demander qui, du constructeur ou du client mange le plus de foin...
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